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BlackBerry : John Chen s’intéresse de près à la Chine

Le CEO de BlackBerry, John Chen, a assisté au sommet de la Coopération Economique Asie-Pacifique qui s’est tenu à Pekin. Lors de ce voyage en Chine, il en a profité pour rencontrer les présidents des groupes Lenovo et Xiaomi. Ces entretiens étaient-ils destinés à discuter d’une éventuelle vente de la firme ? Absolument pas. Ces rencontres ont servi à prendre contact sur les possibilités de ce marché.

On a vu le constructeur canadien se lancer dans le bain des marchés émergeants notamment avec le BlackBerry Z3. Cette première approche a été un succès puisque ce terminal s’est très bien vendu. Mais la façon dont à procédé le canadien ne peut pas être appliquée au marché chinois.

En effet, ce marché qui connaît une croissance fulgurante attire tous les constructeurs de smartphones. Apple par exemple, a mis les bouchées doubles en développant le nombre de ses boutiques sur le territoire chinois. Mais BlackBerry n’a pas cette capacité, et n’a pas la même image que le constructeur américain. La firme de Waterloo doit donc utiliser une autre stratégie pour s’y implanter.

John Chen a donc décidé de rencontrer les présidents des groupes Lenovo et Xiaomi afin de visualiser les différentes possibilités de partenariat. Ces rendez-vous n’ont semble-t-il pas été choisis au hasard. On connaît l’intérêt de Lenovo pour la firme canadienne, notamment avec des rumeurs de rachat, quant à Xiaomi, c’est peut-être tout simplement parce que c’est le leader du marché chinois. Les possibilités d’accords pourraient porter sur des licences technologiques, sur de la distribution ou de la fabrication. Le CEO de BlackBerry a déclaré à ce sujet : « il semble que pour être plus efficace ici, il faut de bons partenaires. Je suis ici pour regarder quelles sont les possibilités. Nous n’avons pas vraiment de place sur ce marché. C’est un marché énorme mais très concurrentiel, peut-être trop. ». Et niveau concurrence il y a de quoi faire. Les constructeurs chinois tels Xiaomi ou Lenovo, et le taïwanais HTC se payent la plus grosse part du gâteau. Même Samsung ou Apple ont du mal à rivaliser.

Après avoir remis la société sur une base financière saine, Monsieur Chen s’attèle maintenant à pérenniser la situation et à développer l’entreprise. Il a constaté que sur une base de plus de 40 millions d’utilisateurs de BlackBerry à travers le monde, seulement quelques milliers d’unités ont été vendues en Chine.

Sur ces entretiens, les groupes rencontrés n’ont pas souhaité s’exprimer. Seul le CEO de BlackBerry a conclu en indiquant : « Ce que je fais est d’explorer afin d’avoir la bonne approche pour ce marché. Je ne ferme aucune porte. Ce marché est loin d’être facile à obtenir. Cela va prendre un certain temps, mais je suis intéressé ».

Cette démarche est assez intéressante puisque le marché chinois et BlackBerry ont un point commun. En effet, il y a une forte demande dans la sécurisation des données et qui mieux que BlackBerry pourrait proposer la meilleure solution ? Il reste à savoir précisément comment la société de Waterloo compte vendre ses terminaux sur le sol chinois.

Quel serait selon-vous la meilleure stratégie à adopter pour ce marché ? N’hésitez pas à nous l’indiquer dans les commentaires.



Il y a 6 commentaires

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  1. Whiteberry

    Bonjour, pour vendre des smartphones en chine, ils faut déjà qu’ils soient facilement piratable (pour que le gouvernement chinois puissent gérer les opposants politiques et les terroristes en gros sans troller, tous les smartphones excepté blackberry, mais comme blackberry donne les infos aux gouvernements qui en font la demande. Ça devrait aller. D ailleur je vois bien le gouvernement chinois acheter des blackberry pour les services secrets, le problème est que les chinois sont très chauvins et très patriotes. Donc à voir – Via B-FR

  2. Xandrex

    À noter que bb devait passer un partenariat avec China Mobile mais cela a échoué (l’ensemble du dossier à été fait à l’époque du prédécesseur de John Chen, Thor’s t’en Heins).

    Par ailleurs il est vrai qu’il est extrêmement difficile de réussir sur le marché chinois continental dans avoir des partenaires locaux, et ce même en dehors des NTIC. On voit que Carrefour n’a pas réussi par exemple. – Via B-FR

  3. Xandrex

    Par ailleurs il est important de comprendre ce que le marché chinois veut.

    Ce n’est pas spécialement de la sécurité, mais plutôt quelque chose qui ne soit pas américain. Cela signifie des smartphones qui ne sont pas sois Android/WindowsPhone/iOS. Il y a actuellement trois OS pour mobile qui répondent à ce critère : Tizen (de Samsung), l’OS chinois MIUI basé sur la partie open-source de Android (utilisé par Xiaomi , le même que dans l’article), et BlackBerry, qui est Canadien.

    Le fait que BlackBerry propose entre autres BBM qui est sécurisé n’entre pas en ligne de compte, vu qu’en Chine tout le monde utilise d’autres IM comme WeChat ou QQ (190 millions d’utilisateurs quotidien tout de même).

    Un autre point est que BB10 semble disposer d’un super clavier pinyin (= écrire des mots chinois avec l’alphabet latin), et d’une excellente reconnaissance d’écriture manuscrite en Chinois simplifié (par rapport à iOS en particulier).

    Ça serait chouette si Xiaomi faisait des smartphones avec comme OS BlackBerry10…. Ils sont capables de faire des LG G3 au prix d’un BlackBerry Z3… – Via B-FR


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